Hirsingue : Histoire (suite)

Histoire (suite)

Minoterie moderne des établissements d'Hirsingue

Le moulin, situé sur les rives du Feldbach, est transformé pour la 1ère fois en 1900 par les établissements Schneider et Jacquet. Pendant la Première Guerre Mondiale, il est gravement endommagé. Joseph Munch, le propriétaire, crée alors en 1920 la société Minoterie moderne des établissements Munch. D’importants travaux d’agrandissements sont entrepris. La société se développe mais, après de nouveaux dégâts causés pendant la seconde Guerre Mondiale, il faut réparer encore mais surtout agrandir à nouveaux afin de pouvoir diversifier la production. D’importants silos à grains sont construits. Toujours en activité aujourd’hui, elle emploie une vingtaine de personnnes.

Minoterie

Eglise St-Jean Baptiste

L’ancienne église était vétuste et trop petite. L’évêque ordonne la construction d’un nouvel édifice, l’église St-Jean Baptiste, dont la construction débute en 1772. L’église est consacrée le 13 novembre 1774. En 1802, une flèche remplace l’ancienne coupole du clocher.

Eglise

Ancienne école d'Hirsingue

Construite en 1779, l’ancienne école a servi jusqu’en 1960, année de l’inauguration du nouveau complexe scolaire. Cette maison comprenait deux salles de classe pour les garçons au rez-de-chaussée, et, au premier étage, deux salles de classe pour les filles, ainsi que des chambres réservées aux institutrices. Après 1960, la perception y a trouvé refuge. Depuis 1996, le bâtiment, transformé, est devenu la maison des jeunes, des associations, et a vocation à accueillir tout type de manifestations ou évènements associatifs, culturels, festifs, de moyenne ampleur.

Ancienne école

Presbytère d'Hirsingue

Le 27 juillet 1794, l’ancien presbytère est abattu jusqu’aux fondations par le général Dieche, commandant de la garnison de Strasbourg, et son détachement militaire. Un arbre de la liberté est alors planté à cet endroit. Aussitôt, la commune achète une maison à proximité du cimetière qui fait office de maison curiale (c’est à dire de maison des curés). Le presbytère est reconstruit d’après un plan de l’architecte Wagner, établi en 1821 et approuvé par l’entrepreneur en 1823. En 1868, d’importantes transformations intérieures sont opérées d’après les plans de Risler Fournier. De nouveaux travaux sont entrepris en 1933, suivant les plans du cabinet Kirchnacker-Démant de Mulhouse.

Presbytère

La mairie d'Hirsingue

La mairie aux arcades est construite sur le terrain de l’ancienne chapelle St-Nicolas, démolie en 1773, et dont les pierres ont resservi à la construction du mur du cimetière. Les services de la justice de paix sont installés dans la mairie de 1843 à 1910.

Mairie

St-Nicolas à Hirsingue

Cette statue de Saint-Nicolas, qui provient de l’ancienne chapelle du même nom, se trouve dans une niche aménagée dans une façade de la mairie. Selon la légende, St-Nicolas, né vers 270 en Asie Mineure, aurait accompli plusieurs miracles dont le plus connu est sans doute celui de la résurrection d’enfants découpés en morceaux par un boucher. Saint-Nicolas est aujourd’hui le patron des marins, des voyageurs, mais aussi des écoliers.

St Nicolas

Ancien tribunal d'Hirsingue

En 1792, Hirsingue devient chef-lieu de canton et siège de justice de paix. A l’origine, ces services se trouvent à la mairie. Des travaux débutent en 1908, et le tribunal est inauguré le 1er octobre 1910. Au moment de la Grande Guerre, le bâtiment sert d’hôpital, et, pendant la Seconde Guerre Mondiale, le quartier général de la 13è division d’infanterie y cantonne.

A partir de 1945, seuls restent les services du livre foncier et de l’enregistrement. Après avoir été occupé par un collège, le bâtiment sert à La Poste et au Trésor Public, qui s’y installent à la fin du XXè siècle. Aujourd’hui, outre La Poste, l’étude notariale de la commune y est installée, ainsi que les services de l’ONF.

Ancien tribunal

Ancienne synagogue d'Hirsingue

Dès le XVIIIe siècle, la communauté juive célébrait le culte dans une synagogue devenue par la suite vétuste, principalement à cause des dégâts causés lors du “Juden Rumpel”, en 1848. Une nouvelle synagogue, avec voûte en béton armé, est conçue par l’architecte Roos. Mais la population juive diminue dans le village, et ne compte plus que quatre familles en 1945.

La synagogue ferme, puis est vendue à la fin du XXe siècle pour être transformée en appartements. Mais elle a été acquise très récemment par la Commune dans le but d’y réaliser un projet d’intérêt public.

Ancienne synagogue

Croix à panneau 

Il ne reste désormais que la partie supérieure de cette croix qui auparavant s'élevait bien plus haut. Les lettres J.H.S. - Jesus Hominum Salvator (Jésus Sauveur des Hommes) - sont gravées dans le médaillon.

L'historien Franz Joseph Fues mentionne qu'à cet endroit, en 1750, M. Georges Munch fut piétiné par des boeufs déchaînés.

Croix

sources : JB Fuess et R.Schweitzer